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ESG et tendances du Private Capital en 2026

ESG et tendances du Private Capital en 2026

Au cours des dernières années, l’ESG a profondément évolué dans les marchés privés. Ce qui était initialement perçu comme un outil de reporting ou de communication est désormais intégré au cœur des décisions d’investissement en Private Equity.

Les travaux récents de la Stanford Long-Term Investing Initiative (Greenfield, Monk, Rook, 2026), ainsi que les pratiques des investisseurs institutionnels, montrent un changement structurel clair : l’ESG n’est plus un cadre parallèle à l’analyse financière, mais un ensemble de facteurs considérés comme matériellement liés à la performance des entreprises, à leur exposition au risque et à leur capacité de création de valeur sur le long terme.

Cette évolution s’explique par une meilleure compréhension des mécanismes de transmission entre ESG et performance financière, notamment à travers l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, la réduction des risques non financiers et la capacité des entreprises à mieux se positionner lors des phases de sortie.

L’une des tendances majeures en 2026 est le renforcement de la dimension réglementaire. Les cadres de reporting liés à la durabilité se sont structurés et renforcés, notamment en Europe, mais aussi dans d’autres juridictions clés pour les investisseurs internationaux. Les fonds de Private Equity doivent désormais composer avec des obligations qui peuvent se superposer selon les zones géographiques et les chaînes de valeur.

Dans ce contexte, la conformité ESG n’est plus optionnelle. Elle devient une composante opérationnelle du fonctionnement des fonds et de leurs participations. Les analyses académiques récentes soulignent que cette dimension peut avoir un impact direct sur la valorisation des actifs, notamment lors des phases de sortie, mais aussi sur la capacité des entreprises à se développer dans un environnement réglementaire de plus en plus exigeant.

Les fonds doivent ainsi intégrer des systèmes de collecte et de structuration de données ESG plus robustes afin de répondre à des exigences de transparence croissantes et éviter des risques de valorisation liés à une mauvaise préparation réglementaire.

Au-delà de la conformité, une transformation plus profonde s’impose : l’ESG est de plus en plus utilisé comme levier de création de valeur dans les stratégies de Private Equity.

Les investisseurs les plus avancés intègrent désormais ces facteurs directement dans leurs thèses d’investissement et leurs plans de création de valeur. L’ESG est analysé à travers son impact sur les fondamentaux économiques des entreprises : structure de coûts, efficacité opérationnelle, gestion des risques, résilience des revenus et conditions de sortie.

Dans cette approche, les initiatives ESG ne sont pertinentes que lorsqu’elles peuvent être reliées à des résultats économiques mesurables. Cela inclut, par exemple, des gains d’efficacité énergétique, des améliorations dans la gestion des ressources humaines, une réduction des incidents opérationnels ou encore une meilleure structuration des chaînes d’approvisionnement.

Ainsi, l’ESG n’est pas traité comme un objectif isolé, mais comme une dimension intégrée de la performance financière.

Dans les pratiques de Private Equity les plus avancées, ces initiatives sont directement intégrées au cycle de création de valeur post-acquisition et suivies par des indicateurs financiers tels que l’EBITDA, la réduction des coûts opérationnels ou l’amélioration des multiples de valorisation à la sortie.

Une autre évolution importante concerne les attentes des Limited Partners (LPs). Ceux-ci ne se limitent plus à des rapports ESG descriptifs ou à des indicateurs isolés. Ils recherchent désormais des éléments concrets démontrant comment les facteurs ESG influencent la performance des investissements.

Cette exigence se traduit par une demande accrue de transparence sur les liens entre ESG et performance financière : croissance des revenus, amélioration des marges, réduction des coûts, fidélisation des clients et impact sur la valorisation à la sortie.

En parallèle, les investisseurs institutionnels accordent une attention croissante à la gouvernance des fonds, notamment à la manière dont les critères ESG sont intégrés dans les processus de décision, les comités d’investissement et les mécanismes d’incitation des équipes.

Enfin, les attentes évoluent également vers un accès plus dynamique aux données ESG, avec une préférence pour des informations plus fréquentes et exploitables plutôt que des rapports annuels statiques.

Cette évolution reflète une transition vers une approche plus analytique de l’ESG, où les LPs cherchent à comprendre non seulement les résultats ESG, mais surtout leur contribution à la performance financière globale du portefeuille.

Dans l’ensemble, ces tendances traduisent une évolution claire du rôle de l’ESG dans le Private Equity. La frontière entre performance financière et considérations de durabilité devient de plus en plus étroite dans la pratique.

L’ESG est progressivement intégré dans le cadre d’analyse utilisé pour évaluer les investissements, gérer les risques et structurer la création de valeur.

Pour les investisseurs en Private Equity, cela implique un changement de discipline : l’ESG n’est plus un sujet de reporting, mais un élément constitutif de la manière dont les décisions d’investissement sont prises et dont la performance est générée.

Les fonds les plus performants sont aujourd’hui ceux qui ne traitent pas l’ESG comme un cadre séparé, mais comme une composante intégrée de leur logique d’investissement et de leur stratégie de création de valeur.

Cette évolution marque une transition structurelle du marché : l’ESG devient un facteur d’analyse de performance au même titre que les variables financières traditionnelles, notamment dans les processus de due diligence, de suivi de portefeuille et de préparation à la sortie.

✍️Bochra Gari

Analyste financier junior

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Comprendre les nouvelles lignes directrices IPEV 2025 pour la valorisation des investissements privés

Comprendre les nouvelles lignes directrices International Private Equity and Venture Capital (IPEV) 2025 pour la valorisation des investissements privés

La dernière version des International Private Equity and Venture Capital (IPEV) Valuation Guidelines (2025) met à jour et renforce le cadre de valorisation des fonds de capital-investissement et des fonds de crédit privés. Ces recommandations sont alignées sur les normes comptables internationales (IFRS 13) et américaines (ASC 820), tout en restant adaptées aux besoins spécifiques des investisseurs privés.

Principes essentiels :

  • Évaluation à chaque date de mesure : La valeur des investissements est estimée à chaque date de reporting pour refléter les conditions du marché et les perspectives des investisseurs.
  • Calibrage à partir des transactions récentes : Les prix des investissements récents servent de référence pour les modèles de valorisation, avec un jugement appliqué pour les changements de contexte.
  • Perspectives des Market Participants : Toutes les valorisations tiennent compte de ce que des investisseurs tiers, informés et motivés, seraient prêts à payer dans un marché ordonné.
  • Prise en compte des facteurs ESG : Les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance sont désormais intégrés dans le processus de valorisation, reflétant l’importance croissante de la durabilité.

Mises à jour importantes en 2025 :

  • Clarifications sur les structures de capital complexes, les dettes convertibles, et les préférences de liquidation.
  • Ajustements liés aux restrictions contractuelles sur les titres, en cohérence avec les standards US et IFRS.
  • Guidance renforcée pour les fonds d’investissement et les co-investissements, y compris les valorisations secondaires et NAV.
  • Introduction d’une section sur l’intelligence artificielle et son rôle potentiel dans les processus d’analyse et d’évaluation.

Pourquoi cela compte pour les investisseurs :
Ces lignes directrices garantissent une approche rigoureuse et uniforme de la valorisation, renforçant la confiance des investisseurs et assurant la transparence et la comparabilité des valeurs rapportées. Elles fournissent également des outils pratiques pour naviguer dans des situations complexes, comme les investissements à forte croissance, les structures de capital multiples ou les marchés perturbés.

Le guide International Private Equity and Venture Capital (IPEV) 2025 représente une référence clé pour les gestionnaires de fonds privés, en combinant conformité réglementaire, bonne gouvernance et pratiques de valorisation sector-spécifiques.

Le PDF complet des International Private Equity and Venture Capital (IPEV) 2025 Valuation Guidelines est disponible ci-joint pour consultation.

Sources :

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Appel à projets – FCPR ADVANCED FUND

Appel à projets – FCPR ADVANCED FUND

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GMP Capital, à travers son fonds d’investissement FCPR ADVANCED FUND, lance un nouvel appel à projets à destination des entreprises innovantes et des porteurs de projets ambitieux souhaitant bénéficier d’un financement stratégique en Capital Développement.

À qui s’adresse cet appel à projets ?

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Lutte contre le blanchiment d’argent : le CMF publie un nouveau règlement renforçant le cadre réglementaire

Lutte contre le blanchiment d’argent : le CMF publie un nouveau règlement renforçant le cadre réglementaire

Tunis, le 27 janvier 2026

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de publier, le 23 janvier 2026, un nouveau règlement fixant les mesures pratiques relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes. Publié au Journal Officiel de la République Tunisienne n°9 du 23 janvier 2026, ce règlement s’inscrit dans le cadre d’une mise à jour globale du dispositif réglementaire régissant le marché financier tunisien.

Ce nouveau texte vise à renforcer la prévention, la détection et la répression des risques liés aux activités financières illicites, tout en assurant la conformité avec la législation nationale en vigueur et les meilleures normes internationales, notamment les recommandations du Groupe d’Action Financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN – MENAFATF).

Un champ d’application élargi et une approche fondée sur les risques

Le règlement s’applique aux intermédiaires en bourse, aux sociétés de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers, ainsi qu’aux sociétés prestataires de crowdfunding en investissement dans des valeurs mobilières, ci-après, désignées par «les établissements». Il adopte comme principe central l’approche basée sur les risques, obligeant les établissements concernés à identifier, évaluer et comprendre les risques spécifiques auxquels ils sont exposés en fonction de leurs clients, produits, services, canaux de distribution et zones géographiques d’activité.

Sur la base de cette évaluation, les établissements doivent mettre en œuvre des mesures de vigilance, de surveillance et de contrôle proportionnées au niveau de risque identifié, et documenter l’ensemble du processus à des fins de contrôle par le CMF.

Renforcement des mesures de vigilance à l’égard des clients

Le règlement impose des obligations strictes en matière de connaissance du client. Il interdit notamment l’ouverture ou la détention de comptes anonymes, fictifs ou d’origine inconnue. Les établissements sont tenus de vérifier l’identité complète de leurs clients, de leurs représentants et des bénéficiaires effectifs, en s’appuyant sur des documents officiels et des sources fiables et indépendantes.

Une attention particulière est accordée à l’identification des bénéficiaires effectifs à travers une approche multidimensionnelle, permettant d’identifier les formes de contrôle directes et indirectes. Des mesures de vigilance renforcée sont exigées pour les clients à risque élevé, notamment les personnes politiquement exposées, les clients non-résidents et ceux provenant de pays classés à haut risque. À l’inverse, des mesures de vigilance allégées peuvent être appliquées uniquement lorsque les risques sont identifiés comme faibles et dûment justifiés.

Surveillance continue des transactions et déclaration des opérations suspectes

Les établissements doivent exercer une vigilance permanente sur les transactions et opérations effectuées par leurs clients, afin de s’assurer de leur cohérence avec la nature de la relation d’affaires et l’origine des fonds. Les transactions inhabituelles, complexes, d’un montant anormalement élevé ou dépourvues de justification économique apparente doivent faire l’objet d’un examen approfondi.

Toute transaction ou opération suspecte doit être déclarée sans délai à la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF) via l’application goAML, dans le strict respect de l’obligation de confidentialité. Le règlement prévoit également des dispositions spécifiques relatives aux transferts électroniques et à l’utilisation de nouvelles technologies, y compris les actifs virtuels.

Gel des avoirs et sanctions financières ciblées

Le règlement renforce les obligations liées au gel des fonds et autres biens appartenant aux personnes ou entités désignées sur les listes nationales et internationales relatives au terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive. Les établissements sont tenus de procéder à un gel immédiat, sans notification préalable, et de déclarer les mesures prises aux autorités compétentes, tout en s’interdisant toute mise à disposition de fonds ou de biens sans autorisation légale.

Organisation interne, contrôle et formation

Afin d’assurer une mise en œuvre effective des exigences réglementaires, les établissements doivent mettre en place un dispositif d’organisation et de contrôle interne adéquat, incluant des manuels de procédures, des systèmes de contrôle régulièrement évalués et une cartographie des risques à déposer auprès du CMF et à mettre à jour périodiquement.

Le règlement impose également la désignation de points de contact auprès de la Commission Nationale de Lutte Contre le Terrorisme et de la Commission Tunisienne des Analyses Financières, ainsi que la définition de critères précis de compétences et de qualifications pour les responsables de la conformité et du contrôle interne. Des programmes de formation continue doivent être organisés au profit des agents afin de renforcer leurs capacités de détection et de prévention des risques.

Entrée en vigueur et dispositions finales

Les établissements concernés disposent d’un délai maximal de trois mois à compter de la publication du règlement pour se conformer à l’ensemble de ses dispositions. Le nouveau règlement abroge ainsi le texte antérieur de 2017 relatif aux mesures pratiques de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.

À travers ce règlement, le CMF réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de l’intégrité et de la solidité du marché financier tunisien, en renforçant les mécanismes de prévention et de contrôle face aux risques financiers et sécuritaires.

A consulter :

GMP CAPITAL

Bochra GARI

Analyste financier junior

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Éducation financière : mise en ligne de deux fiches pédagogiques sur la finance durable et l’obligation verte

Éducation financière : mise en ligne de deux fiches pédagogiques sur la finance durable et l’obligation verte

Tunis, le 20 janvier 2026

Le Conseil du Marché Financier (CMF) informe le public de la publication de deux nouvelles fiches pédagogiques consacrées à la finance durable et à l’obligation verte.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de coopération liant le CMF à la Direction de l’Éducation Financière (EDUCFI) de la Banque de France. Les fiches, adaptées au contexte tunisien, portent sur des thématiques devenues centrales dans l’évolution des marchés financiers.

La finance durable : concilier performance financière et développement durable

La fiche consacrée à la finance durable présente ce concept comme l’ensemble des pratiques financières visant à favoriser l’intérêt de la collectivité sur le long terme. Elle met en lumière les trois composantes traditionnelles de la finance durable : la finance solidaire, la finance socialement responsable et la finance verte.

Elle souligne également le rôle fondamental du secteur financier dans l’orientation des capitaux vers des investissements intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), permettant ainsi de concilier performance financière, responsabilité sociale et protection de l’environnement.

L’obligation verte : un instrument au service de la transition écologique

La fiche relative à l’obligation verte présente les caractéristiques de cet instrument financier, son mode de fonctionnement ainsi que le cadre et les bonnes pratiques encadrant son émission sur les marchés financiers. L’obligation verte y est définie comme un emprunt émis sur les marchés financiers et destiné exclusivement au financement de projets contribuant positivement à la transition écologique, notamment dans les domaines de la transition énergétique, des transports propres, de l’efficacité énergétique et de la protection de la biodiversité.

La fiche met également l’accent sur les exigences de transparence, de traçabilité des fonds et de suivi de l’impact environnemental, ainsi que sur l’importance des référentiels et normes internationales, visant à prévenir les risques de greenwashing et à renforcer la crédibilité de ce marché.

Un cadre de référence adapté au contexte tunisien

Ces deux fiches pédagogiques s’inscrivent dans la collection « ABC de l’économie » de la Banque de France, que le CMF est autorisé à utiliser, adapter et diffuser dans le cadre de sa mission de promotion de l’éducation financière. Elles ont été ajustées afin de tenir compte des spécificités du marché financier tunisien et de renforcer la compréhension du public des enjeux liés à la finance durable.

À travers la mise à disposition de ces ressources pédagogiques, le CMF réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la culture financière et de la sensibilisation du public aux instruments et pratiques financières contribuant au développement durable.

Les deux fiches pédagogiques sont disponibles sur le site officiel du Conseil du Marché Financier (CMF) aux adresses suivantes :

Finance durable :
https://www.cmf.tn/sites/default/files/pdfs/education/Finance_durable.pdf

Bilan carbone des societes cotees en bourse en Tunisie 360x320

Bilan carbone 2024 : un tournant pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis

Bilan carbone 2024 : un tournant pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis

L’année 2024 marque une avancée significative en matière de transparence environnementale sur le marché financier tunisien. Pas moins de 14 sociétés cotées ont publié leur rapport ESG, contre seulement 8 en 2023, et 9 sociétés ont communiqué leur bilan carbone, soit trois fois plus que l’année précédente. Cette progression illustre la montée en puissance des pratiques de reporting extra-financier et la volonté croissante des entreprises tunisiennes de s’aligner sur les standards internationaux en matière de durabilité.

Toutefois, le chemin reste encore long : à peine 19 % des sociétés cotées ont diffusé un rapport ESG, soit moins d’une sur cinq. Cette situation soulève la question d’un passage progressif d’un cadre volontaire à une obligation réglementaire, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays émergents et développés (Afrique du Sud, Maroc, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Malaisie, etc.).

En résumé, 2024 s’impose comme une étape clé vers la maturité du reporting ESG et carbone en Tunisie. Pour autant, l’accélération de l’adhésion des entreprises à ces pratiques demeure essentielle afin de soutenir la transition durable de l’économie et renforcer l’attractivité du marché financier tunisien.

Source: Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, publication du 19 /09/ 2025

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Les Startups de la région MENA lèvent 494 millions de dollars en février

En février 2025, ce sont les startups saoudiennes qui ont attiré le plus grand nombre d’investissements, suivies par celles des Émirats arabes unis et de l’Égypte.

L’écosystème des startups du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) a connu une forte croissance en février 2025.

Selon les données de la plateforme Wamda, les startups de la région ont réussi à lever un total de 494 millions de dollars en février, et ce, à travers 58 transactions.

En excluant les financements par emprunt, ce mois a vu une augmentation de 371 % en glissement mensuel (MoM) de l’activité d’investissement. Ce montant représente près de cinq fois plus que les investissements obtenus en février 2024.

Par ailleurs, la plateforme souligne qu’en janvier, les financements par emprunt représentaient 90 % des investissements totaux, mais en février, cette proportion a chuté à seulement 15%.

Les startups saoudiennes au sommet

En termes de répartition géographique, le mois dernier, les startups saoudiennes se sont distinguées en levant 250,3 millions de dollars à travers 25 transactions, occupant ainsi la première place dans la région en termes de financement.

Cette augmentation est en grande partie attribuée à la conférence LEAP 2025, où de nombreuses startups ont profité de l’occasion pour annoncer la clôture de leurs levées de fonds.

Les Emirats arabes unis suivent de près, se classant en deuxième position avec 15 startups ayant levé un total de 203,5 millions de dollars. L’Egypte arrive en troisième position, mais avec un montant bien plus modeste, ayant levé seulement 27,5 millions de dollars grâce à huit transactions.

Oman fait une entrée dans le top 4, avec deux startups ayant récolté 6 millions de dollars. Quant aux startups tunisiennes, elles ont levé 300 000 dollars en février à travers deux transactions.

Les investisseurs prêtent attention aux étapes avancées

En fevrier, le secteur de la fintech a domine les levées de fonds, attirant 274 millions de dollars grâce à 15 transactions, devançant ainsi tous les autres secteurs.

L’insurtech arrive en deuxième position avec 55 millions de dollars levés à travers deux transactions, tandis que le secteur de la logistique se place en troisième position avec 28,5 millions de dollars récoltés lors de quatre transactions.

Par ailleurs, Wamda note qu’en termes de nombre de transactions, la majorité des investissements ont été réalisés au stade de pré-amorçage, où 15 startups ont levé 22 millions de dollars.

Pendant ce temps, les startups au stade de la série A ont reçu un afflux de 158 millions de dollars répartis sur sept tours, tandis que celles au stade d’amorçage ont récolté 27,8 millions de dollars sur 10 transactions.

Comme toujours, les startups dirigées par des hommes ont capté la majorité des investissements, avec un total de 429 millions de dollars, soit 87 % des fonds levés ce mois-ci.

En revanche, les startups dirigées par des femmes n’ont obtenu que 200 000 dollars, tandis que le reste des fonds a été alloué à des startups co-fondées par des hommes et des femmes.

Source: https://www-ilboursa-com.cdn.ampproject.org/c/s/www.ilboursa.com/marches/amp/les-startups-de-la-region-mena-levent-494-millions-de-dollars-en-fevrier_51484

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L’UA annonce la création d’une agence de notation financière

L’UA annonce la création d’une agence de notation financière

Réunis au 38ᵉ sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en Ethiopie, les dirigeants africains ont officialisé la création d’une agence de notation financière propre au continent. L’initiative de création d’une agence de notation africaine vise à fournir des évaluations économiques plus justes pour les pays du continent et à réduire leur dépendance aux agences de notation internationales.

L’UA annonce la création d’une agence de notation financière

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La Banque africaine de développement présente un nouveau rapport qui met en lumière le renforcement de la croissance économique de l’Afrique dans un contexte mondial incertain

La Banque africaine de développement présente un nouveau rapport qui met en lumière le renforcement de la croissance économique de l’Afrique dans un contexte mondial incertain

La performance économique des pays africains montre des signes d’amélioration mais reste vulnérable aux chocs mondiaux, selon l’édition 2025 du rapport « Performances et Perspectives macroéconomiques de l’Afrique » (MEO) publié vendredi par la Banque africaine de développement. Le rapport, dévoilé en marge de la 38e session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, prévoit une accélération de la croissance du PIB réel continental à 4,1 % en 2025 et 4,4 % en 2026. 

La Banque africaine de développement présente un nouveau rapport qui met en lumière le renforcement de la croissance économique de l’Afrique dans un contexte mondial incertain