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ESG et tendances du Private Capital en 2026

ESG et tendances du Private Capital en 2026

Au cours des dernières années, l’ESG a profondément évolué dans les marchés privés. Ce qui était initialement perçu comme un outil de reporting ou de communication est désormais intégré au cœur des décisions d’investissement en Private Equity.

Les travaux récents de la Stanford Long-Term Investing Initiative (Greenfield, Monk, Rook, 2026), ainsi que les pratiques des investisseurs institutionnels, montrent un changement structurel clair : l’ESG n’est plus un cadre parallèle à l’analyse financière, mais un ensemble de facteurs considérés comme matériellement liés à la performance des entreprises, à leur exposition au risque et à leur capacité de création de valeur sur le long terme.

Cette évolution s’explique par une meilleure compréhension des mécanismes de transmission entre ESG et performance financière, notamment à travers l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, la réduction des risques non financiers et la capacité des entreprises à mieux se positionner lors des phases de sortie.

L’une des tendances majeures en 2026 est le renforcement de la dimension réglementaire. Les cadres de reporting liés à la durabilité se sont structurés et renforcés, notamment en Europe, mais aussi dans d’autres juridictions clés pour les investisseurs internationaux. Les fonds de Private Equity doivent désormais composer avec des obligations qui peuvent se superposer selon les zones géographiques et les chaînes de valeur.

Dans ce contexte, la conformité ESG n’est plus optionnelle. Elle devient une composante opérationnelle du fonctionnement des fonds et de leurs participations. Les analyses académiques récentes soulignent que cette dimension peut avoir un impact direct sur la valorisation des actifs, notamment lors des phases de sortie, mais aussi sur la capacité des entreprises à se développer dans un environnement réglementaire de plus en plus exigeant.

Les fonds doivent ainsi intégrer des systèmes de collecte et de structuration de données ESG plus robustes afin de répondre à des exigences de transparence croissantes et éviter des risques de valorisation liés à une mauvaise préparation réglementaire.

Au-delà de la conformité, une transformation plus profonde s’impose : l’ESG est de plus en plus utilisé comme levier de création de valeur dans les stratégies de Private Equity.

Les investisseurs les plus avancés intègrent désormais ces facteurs directement dans leurs thèses d’investissement et leurs plans de création de valeur. L’ESG est analysé à travers son impact sur les fondamentaux économiques des entreprises : structure de coûts, efficacité opérationnelle, gestion des risques, résilience des revenus et conditions de sortie.

Dans cette approche, les initiatives ESG ne sont pertinentes que lorsqu’elles peuvent être reliées à des résultats économiques mesurables. Cela inclut, par exemple, des gains d’efficacité énergétique, des améliorations dans la gestion des ressources humaines, une réduction des incidents opérationnels ou encore une meilleure structuration des chaînes d’approvisionnement.

Ainsi, l’ESG n’est pas traité comme un objectif isolé, mais comme une dimension intégrée de la performance financière.

Dans les pratiques de Private Equity les plus avancées, ces initiatives sont directement intégrées au cycle de création de valeur post-acquisition et suivies par des indicateurs financiers tels que l’EBITDA, la réduction des coûts opérationnels ou l’amélioration des multiples de valorisation à la sortie.

Une autre évolution importante concerne les attentes des Limited Partners (LPs). Ceux-ci ne se limitent plus à des rapports ESG descriptifs ou à des indicateurs isolés. Ils recherchent désormais des éléments concrets démontrant comment les facteurs ESG influencent la performance des investissements.

Cette exigence se traduit par une demande accrue de transparence sur les liens entre ESG et performance financière : croissance des revenus, amélioration des marges, réduction des coûts, fidélisation des clients et impact sur la valorisation à la sortie.

En parallèle, les investisseurs institutionnels accordent une attention croissante à la gouvernance des fonds, notamment à la manière dont les critères ESG sont intégrés dans les processus de décision, les comités d’investissement et les mécanismes d’incitation des équipes.

Enfin, les attentes évoluent également vers un accès plus dynamique aux données ESG, avec une préférence pour des informations plus fréquentes et exploitables plutôt que des rapports annuels statiques.

Cette évolution reflète une transition vers une approche plus analytique de l’ESG, où les LPs cherchent à comprendre non seulement les résultats ESG, mais surtout leur contribution à la performance financière globale du portefeuille.

Dans l’ensemble, ces tendances traduisent une évolution claire du rôle de l’ESG dans le Private Equity. La frontière entre performance financière et considérations de durabilité devient de plus en plus étroite dans la pratique.

L’ESG est progressivement intégré dans le cadre d’analyse utilisé pour évaluer les investissements, gérer les risques et structurer la création de valeur.

Pour les investisseurs en Private Equity, cela implique un changement de discipline : l’ESG n’est plus un sujet de reporting, mais un élément constitutif de la manière dont les décisions d’investissement sont prises et dont la performance est générée.

Les fonds les plus performants sont aujourd’hui ceux qui ne traitent pas l’ESG comme un cadre séparé, mais comme une composante intégrée de leur logique d’investissement et de leur stratégie de création de valeur.

Cette évolution marque une transition structurelle du marché : l’ESG devient un facteur d’analyse de performance au même titre que les variables financières traditionnelles, notamment dans les processus de due diligence, de suivi de portefeuille et de préparation à la sortie.

✍️Bochra Gari

Analyste financier junior

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Comprendre les nouvelles lignes directrices IPEV 2025 pour la valorisation des investissements privés

Comprendre les nouvelles lignes directrices International Private Equity and Venture Capital (IPEV) 2025 pour la valorisation des investissements privés

La dernière version des International Private Equity and Venture Capital (IPEV) Valuation Guidelines (2025) met à jour et renforce le cadre de valorisation des fonds de capital-investissement et des fonds de crédit privés. Ces recommandations sont alignées sur les normes comptables internationales (IFRS 13) et américaines (ASC 820), tout en restant adaptées aux besoins spécifiques des investisseurs privés.

Principes essentiels :

  • Évaluation à chaque date de mesure : La valeur des investissements est estimée à chaque date de reporting pour refléter les conditions du marché et les perspectives des investisseurs.
  • Calibrage à partir des transactions récentes : Les prix des investissements récents servent de référence pour les modèles de valorisation, avec un jugement appliqué pour les changements de contexte.
  • Perspectives des Market Participants : Toutes les valorisations tiennent compte de ce que des investisseurs tiers, informés et motivés, seraient prêts à payer dans un marché ordonné.
  • Prise en compte des facteurs ESG : Les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance sont désormais intégrés dans le processus de valorisation, reflétant l’importance croissante de la durabilité.

Mises à jour importantes en 2025 :

  • Clarifications sur les structures de capital complexes, les dettes convertibles, et les préférences de liquidation.
  • Ajustements liés aux restrictions contractuelles sur les titres, en cohérence avec les standards US et IFRS.
  • Guidance renforcée pour les fonds d’investissement et les co-investissements, y compris les valorisations secondaires et NAV.
  • Introduction d’une section sur l’intelligence artificielle et son rôle potentiel dans les processus d’analyse et d’évaluation.

Pourquoi cela compte pour les investisseurs :
Ces lignes directrices garantissent une approche rigoureuse et uniforme de la valorisation, renforçant la confiance des investisseurs et assurant la transparence et la comparabilité des valeurs rapportées. Elles fournissent également des outils pratiques pour naviguer dans des situations complexes, comme les investissements à forte croissance, les structures de capital multiples ou les marchés perturbés.

Le guide International Private Equity and Venture Capital (IPEV) 2025 représente une référence clé pour les gestionnaires de fonds privés, en combinant conformité réglementaire, bonne gouvernance et pratiques de valorisation sector-spécifiques.

Le PDF complet des International Private Equity and Venture Capital (IPEV) 2025 Valuation Guidelines est disponible ci-joint pour consultation.

Sources :

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Appel à projets – FCPR ADVANCED FUND

Appel à projets – FCPR ADVANCED FUND

Donnez une nouvelle impulsion à votre entreprise avec le FCPR ADVANCED FUND.

GMP Capital, à travers son fonds d’investissement FCPR ADVANCED FUND, lance un nouvel appel à projets à destination des entreprises innovantes et des porteurs de projets ambitieux souhaitant bénéficier d’un financement stratégique en Capital Développement.

À qui s’adresse cet appel à projets ?

  • Entreprises à fort potentiel, en phase de croissance, de structuration ou de transformation, recherchant un appui financier pour accélérer leur développement.
  • Projets à forte valeur ajoutée, intégrant l’innovation ainsi que des dimensions de responsabilité sociale et environnementale.

Pourquoi choisir le FCPR ADVANCED FUND ?

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Lutte contre le blanchiment d’argent : le CMF publie un nouveau règlement renforçant le cadre réglementaire

Lutte contre le blanchiment d’argent : le CMF publie un nouveau règlement renforçant le cadre réglementaire

Tunis, le 27 janvier 2026

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de publier, le 23 janvier 2026, un nouveau règlement fixant les mesures pratiques relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes. Publié au Journal Officiel de la République Tunisienne n°9 du 23 janvier 2026, ce règlement s’inscrit dans le cadre d’une mise à jour globale du dispositif réglementaire régissant le marché financier tunisien.

Ce nouveau texte vise à renforcer la prévention, la détection et la répression des risques liés aux activités financières illicites, tout en assurant la conformité avec la législation nationale en vigueur et les meilleures normes internationales, notamment les recommandations du Groupe d’Action Financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN – MENAFATF).

Un champ d’application élargi et une approche fondée sur les risques

Le règlement s’applique aux intermédiaires en bourse, aux sociétés de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers, ainsi qu’aux sociétés prestataires de crowdfunding en investissement dans des valeurs mobilières, ci-après, désignées par «les établissements». Il adopte comme principe central l’approche basée sur les risques, obligeant les établissements concernés à identifier, évaluer et comprendre les risques spécifiques auxquels ils sont exposés en fonction de leurs clients, produits, services, canaux de distribution et zones géographiques d’activité.

Sur la base de cette évaluation, les établissements doivent mettre en œuvre des mesures de vigilance, de surveillance et de contrôle proportionnées au niveau de risque identifié, et documenter l’ensemble du processus à des fins de contrôle par le CMF.

Renforcement des mesures de vigilance à l’égard des clients

Le règlement impose des obligations strictes en matière de connaissance du client. Il interdit notamment l’ouverture ou la détention de comptes anonymes, fictifs ou d’origine inconnue. Les établissements sont tenus de vérifier l’identité complète de leurs clients, de leurs représentants et des bénéficiaires effectifs, en s’appuyant sur des documents officiels et des sources fiables et indépendantes.

Une attention particulière est accordée à l’identification des bénéficiaires effectifs à travers une approche multidimensionnelle, permettant d’identifier les formes de contrôle directes et indirectes. Des mesures de vigilance renforcée sont exigées pour les clients à risque élevé, notamment les personnes politiquement exposées, les clients non-résidents et ceux provenant de pays classés à haut risque. À l’inverse, des mesures de vigilance allégées peuvent être appliquées uniquement lorsque les risques sont identifiés comme faibles et dûment justifiés.

Surveillance continue des transactions et déclaration des opérations suspectes

Les établissements doivent exercer une vigilance permanente sur les transactions et opérations effectuées par leurs clients, afin de s’assurer de leur cohérence avec la nature de la relation d’affaires et l’origine des fonds. Les transactions inhabituelles, complexes, d’un montant anormalement élevé ou dépourvues de justification économique apparente doivent faire l’objet d’un examen approfondi.

Toute transaction ou opération suspecte doit être déclarée sans délai à la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF) via l’application goAML, dans le strict respect de l’obligation de confidentialité. Le règlement prévoit également des dispositions spécifiques relatives aux transferts électroniques et à l’utilisation de nouvelles technologies, y compris les actifs virtuels.

Gel des avoirs et sanctions financières ciblées

Le règlement renforce les obligations liées au gel des fonds et autres biens appartenant aux personnes ou entités désignées sur les listes nationales et internationales relatives au terrorisme et à la prolifération des armes de destruction massive. Les établissements sont tenus de procéder à un gel immédiat, sans notification préalable, et de déclarer les mesures prises aux autorités compétentes, tout en s’interdisant toute mise à disposition de fonds ou de biens sans autorisation légale.

Organisation interne, contrôle et formation

Afin d’assurer une mise en œuvre effective des exigences réglementaires, les établissements doivent mettre en place un dispositif d’organisation et de contrôle interne adéquat, incluant des manuels de procédures, des systèmes de contrôle régulièrement évalués et une cartographie des risques à déposer auprès du CMF et à mettre à jour périodiquement.

Le règlement impose également la désignation de points de contact auprès de la Commission Nationale de Lutte Contre le Terrorisme et de la Commission Tunisienne des Analyses Financières, ainsi que la définition de critères précis de compétences et de qualifications pour les responsables de la conformité et du contrôle interne. Des programmes de formation continue doivent être organisés au profit des agents afin de renforcer leurs capacités de détection et de prévention des risques.

Entrée en vigueur et dispositions finales

Les établissements concernés disposent d’un délai maximal de trois mois à compter de la publication du règlement pour se conformer à l’ensemble de ses dispositions. Le nouveau règlement abroge ainsi le texte antérieur de 2017 relatif aux mesures pratiques de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.

À travers ce règlement, le CMF réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de l’intégrité et de la solidité du marché financier tunisien, en renforçant les mécanismes de prévention et de contrôle face aux risques financiers et sécuritaires.

A consulter :

GMP CAPITAL

Bochra GARI

Analyste financier junior

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Éducation financière : mise en ligne de deux fiches pédagogiques sur la finance durable et l’obligation verte

Éducation financière : mise en ligne de deux fiches pédagogiques sur la finance durable et l’obligation verte

Tunis, le 20 janvier 2026

Le Conseil du Marché Financier (CMF) informe le public de la publication de deux nouvelles fiches pédagogiques consacrées à la finance durable et à l’obligation verte.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de coopération liant le CMF à la Direction de l’Éducation Financière (EDUCFI) de la Banque de France. Les fiches, adaptées au contexte tunisien, portent sur des thématiques devenues centrales dans l’évolution des marchés financiers.

La finance durable : concilier performance financière et développement durable

La fiche consacrée à la finance durable présente ce concept comme l’ensemble des pratiques financières visant à favoriser l’intérêt de la collectivité sur le long terme. Elle met en lumière les trois composantes traditionnelles de la finance durable : la finance solidaire, la finance socialement responsable et la finance verte.

Elle souligne également le rôle fondamental du secteur financier dans l’orientation des capitaux vers des investissements intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), permettant ainsi de concilier performance financière, responsabilité sociale et protection de l’environnement.

L’obligation verte : un instrument au service de la transition écologique

La fiche relative à l’obligation verte présente les caractéristiques de cet instrument financier, son mode de fonctionnement ainsi que le cadre et les bonnes pratiques encadrant son émission sur les marchés financiers. L’obligation verte y est définie comme un emprunt émis sur les marchés financiers et destiné exclusivement au financement de projets contribuant positivement à la transition écologique, notamment dans les domaines de la transition énergétique, des transports propres, de l’efficacité énergétique et de la protection de la biodiversité.

La fiche met également l’accent sur les exigences de transparence, de traçabilité des fonds et de suivi de l’impact environnemental, ainsi que sur l’importance des référentiels et normes internationales, visant à prévenir les risques de greenwashing et à renforcer la crédibilité de ce marché.

Un cadre de référence adapté au contexte tunisien

Ces deux fiches pédagogiques s’inscrivent dans la collection « ABC de l’économie » de la Banque de France, que le CMF est autorisé à utiliser, adapter et diffuser dans le cadre de sa mission de promotion de l’éducation financière. Elles ont été ajustées afin de tenir compte des spécificités du marché financier tunisien et de renforcer la compréhension du public des enjeux liés à la finance durable.

À travers la mise à disposition de ces ressources pédagogiques, le CMF réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la culture financière et de la sensibilisation du public aux instruments et pratiques financières contribuant au développement durable.

Les deux fiches pédagogiques sont disponibles sur le site officiel du Conseil du Marché Financier (CMF) aux adresses suivantes :

Finance durable :
https://www.cmf.tn/sites/default/files/pdfs/education/Finance_durable.pdf

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The Next Chapter for Private Equity : From Financial Engineering to Operational Excellence By Omar Hachicha / Private Equity Analyst

The Next Chapter for Private Equity : From Financial Engineering to Operational Excellence

By Omar Hachicha / Private Equity Analyst

Private equity must evolve from a financial engineering approach to one focused on operational excellence, according to Hachicha Omar, an expert in the field.

France, October 10, 2025 — In an increasingly complex world, private equity can no longer afford to be a mere provider of capital. By relying on an accounting-based approach that observes more than it acts, the industry is failing its primary mission: to transform businesses.

Pre-Investment Valuation: The Limits of a Purely Financial Approach

Every PE professional knows the real money is made before the deal is even signed. Yet, current valuation methods remain trapped in an abstract, accounting-driven logic that is far removed from operational reality.

Valuation by multiples perfectly illustrates this gap.
First, it fails to distinguish between a stagnant company and one experiencing high growth.
Second, it often reflects market sentiment more than the internal dynamics of an organization. The post-2021 tech sector proved this: median SaaS valuation multiples collapsed from over 17x ARR to under 8x ARR in just over a year, even as their operational performance remained unchanged.


Finally, this P&L-focused approach is blind to the balance sheet. It fails to assign value to tangible assets (like factories or a negative working capital requirement) or to secure future assets (such as order backlogs and patents), which constitute the true wealth of a company.

The five-year business plan, another pillar of the traditional DCF model, is being severely tested by a succession of crises, from the pandemic to inflation and energy shocks. Claiming to forecast five years ahead has become an exercise in fiction.
Too often, these business plans are built on standardized assumptions, such as a generic 5% annual growth, without any real-world validation.
For instance, a growth plan based on e-commerce can look compelling in a spreadsheet, but how many funds go on-site to assess the company’s actual logistical capacity, its last-mile delivery strategy, or the robustness of its customer service? The answer is remarkably few.

Portfolio Monitoring: Reporting Instead of Steering

Once the deal is closed, the traditional model continues to show its limitations.

First, monitoring relies on high-level P&L statements that are typically available on a monthly or quarterly basis. Those financial indicators are too slow and too broad to guide real-time decisions. Knowing that « payroll costs went up by 2% for the second quarter » offers no actionable insight. What a fund needs to understand is that « the absenteeism rate on the night shift rose from 4% to 9% ». Only this level of granularity allows for effective problem-solving.

Second, the governance rhythm is fundamentally broken. The entire structure revolves around the slow, predictable cycle of quarterly board meetings, a pace dangerously disconnected from the speed of modern business. This structural flaw means the fund is always reacting too late. For example, during the 2022 wheat price surge, a food processor’s margins deteriorated daily. Yet, because the board met only quarterly, shareholders became aware of the issue nearly two months after it began , long after significant losses had occurred.

Finally, this reactive posture paralyzes true value creation. If a fund’s governance is too slow to even protect a company from obvious risks, it stands no chance of proactively identifying new opportunities. This is why value creation often stagnates, remaining confined to the initial « use of funds », a static roadmap defined on day one. The fund controls; it does not guide.

A Change in Stance: Toward an Operational Private Equity

To address these challenges, a new approach is essential. The goal is no longer to supervise, but to co-construct performance.

Before an investment, due diligence must become fieldwork again. Deep immersion in the business, through team interviews, factory visits known as Gemba walks, and accompanying the sales team on client visits, must come before any financial modeling. It is from these direct observations that the true potential for value creation can be quantified, revealing opportunities for productivity gains, scrap reduction, or pricing optimization. While the multiples method can serve as a foundation, it must be weighted by this operational assessment.

The multiple should no longer be a static figure but a dynamic score, incorporating the potential for value creation, the quality of management, revenue recurrence, the strength of the order book, and the ownership of strategic assets. In other words, we must shift from valuing a company’s accounting past to valuing its real capacity to execute and endure.

After the investment, monitoring must become a real-time nervous system.

This requires a « single source of truth »: reliable data automatically extracted from ERP, CRM, and HRIS systems, feeding into dynamic dashboards. Every operational KPI must be linked to a clear financial consequence: « one hour of machine downtime = $1,000 in lost margin. »
From there, a management cockpit and a 13-week cash flow forecast, updated weekly, can be deployed to provide a rolling and responsive view of liquidity.
These indicators must then fuel weekly performance rituals for sales, procurement, and operations, driving a shared and continuous review of variances and corrective actions.

A New Chapter for Value Creation

Let’s be clear: the era of value creation through financial leverage and multiple expansion is over.

In a world of cyclical growth and frequent shocks, performance can no longer be an external factor; it must be an internal discipline. It will be secured through relentless optimization, operational innovation, and a deep-seated culture of continuous improvement. The future of private equity will be defined not by the assets it can buy, but by the businesses it can build.

Media Contact :

Omar Hachicha
Performance Consultant

by MarketersMEDIA Newswire

Article :OPINION | HACHICHA OMAR | The Next Chapter for Private Equity: From Financial Engineering to Operational Excellence – Benzinga

Bilan carbone des societes cotees en bourse en Tunisie 360x320

Bilan carbone 2024 : un tournant pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis

Bilan carbone 2024 : un tournant pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis

L’année 2024 marque une avancée significative en matière de transparence environnementale sur le marché financier tunisien. Pas moins de 14 sociétés cotées ont publié leur rapport ESG, contre seulement 8 en 2023, et 9 sociétés ont communiqué leur bilan carbone, soit trois fois plus que l’année précédente. Cette progression illustre la montée en puissance des pratiques de reporting extra-financier et la volonté croissante des entreprises tunisiennes de s’aligner sur les standards internationaux en matière de durabilité.

Toutefois, le chemin reste encore long : à peine 19 % des sociétés cotées ont diffusé un rapport ESG, soit moins d’une sur cinq. Cette situation soulève la question d’un passage progressif d’un cadre volontaire à une obligation réglementaire, comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays émergents et développés (Afrique du Sud, Maroc, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Malaisie, etc.).

En résumé, 2024 s’impose comme une étape clé vers la maturité du reporting ESG et carbone en Tunisie. Pour autant, l’accélération de l’adhésion des entreprises à ces pratiques demeure essentielle afin de soutenir la transition durable de l’économie et renforcer l’attractivité du marché financier tunisien.

Source: Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, publication du 19 /09/ 2025

Banques tunisie

Tunisie : La Banque Mondiale prévoit une croissance annuelle de 1,2 % pour 2024 et de 2,3% en 2025-2026

Economie tunisienne

Selon la dernière édition du rapport sur la conjoncture économique de la Banque mondiale, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 0,6 % au premier semestre 2024, affichant un léger progrès par rapport à 2023. Quelques signes encourageants apparaissent, tels que l’amélioration du solde extérieur et la baisse de l’inflation. Bien que le secteur agricole montre des signes de reprise, d’autres secteurs majeurs, dont le pétrole, le gaz, le textile et la construction, demeurent confrontés à des défis.

Intitulé « Équité et efficience du système fiscal tunisien », le rapport prévoit une croissance annuelle de 1,2 % pour 2024 et de 2,3% en 2025-2026. Cette prévision survient dans un contexte où la croissance économique ralentit depuis une décennie, pénalisée par des niveaux d’investissement et d’épargne modérés. Le rapport souligne la nécessité d’accroître les investissements pour soutenir la croissance et renforcer la compétitivité économique.

Energies renouvelables

Les énergies renouvelables représentent un secteur en pleine expansion, avec des investissements et une concurrence en hausse. Le programme national prévoit 500 mégawatts de nouvelles capacités solaires dans les régions de Kairouan, Sidi Bouzid et Tozeur, et le gouvernement vise 1.700 mégawatts supplémentaires d’ici 2026. Cet effort devrait porter la part des énergies renouvelables à 17 % du mix électrique, réduisant ainsi les importations de gaz d’environ 1 million de tonnes équivalent pétrole, soit près de 30 % des importations de gaz en 2023.

La Tunisie a également réduit son déficit courant, profitant de conditions favorables, comme la baisse des coûts d’importation d’énergie, la hausse des prix de l’huile d’olive et la reprise du tourisme. Le déficit commercial a baissé de 3,4 % sur les neuf premiers mois de 2024, représentant désormais 7,8 % du PIB contre 8,8 % en 2023. L’inflation a chuté à 6,7 % en septembre 2024, son plus bas niveau depuis janvier 2022, tandis que l’inflation alimentaire reste stable à 9,2 %.

La Tunisie se tourne de plus en plus vers des sources de financement internes, avec une part de la dette publique domestique passant de 29,7 % en 2019 à 51,7 % en août 2024. Cependant, cette tendance réoriente une partie des financements bancaires vers le gouvernement, réduisant leur disponibilité pour le reste de l’économie et générant des risques pour la monnaie et la stabilité des prix.

Système fiscal tunisien

La seconde partie du rapport examine le système fiscal tunisien, insistant sur un meilleur équilibre entre la taxation du travail et celle du capital pour promouvoir davantage d’équité. Aujourd’hui, les taxes et cotisations sociales élevées, y compris pour les revenus modestes, encouragent l’informalité et limitent l’emploi et la rémunération. Le rapport recommande davantage de transparence dans le système fiscal pour renforcer l’équité et la responsabilité. L’introduction d’une taxe foncière annuelle et l’augmentation des taxes sur les carburants en 2023 sont des avancées positives, et un rééquilibrage de la fiscalité, ainsi qu’un renforcement de la taxe carbone, pourraient contribuer à un cadre économique plus stable et durable.

« Malgré des défis persistants, l’économie tunisienne fait preuve de résilience et de nouvelles perspectives se dessinent », affirme Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie, toute en ajoutant que la Banque mondiale reste engagée à soutenir la Tunisie dans ses défis économiques, en particulier pour stimuler la croissance et développer le secteur privé.

CMF

CMF : démarrage des activités de GMP Capital

CMF : démarrage des activités de GMP Capital

Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé, mardi 2 avril 2024, le démarrage des activités d’une nouvelle société de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers, la Société de Gestion Moderne de Portefeuilles (GMP Capital).

Doté d’un capital de 200.000 dinars, la société est spécialisée dans la gestion des fonds communs de placement à risque, des fonds d’amorçage, des fonds d’investissement spécialisés et des fonds de fonds.

Communiqué du CMF : GMP CAPITAL